Michel Nedjar — Filmographie — Light Cone distribution
Le Gant de l’autre
15 min, 1977, avec Téo Hernandez et Gaël
Badaud
Super 8 Couleur Silencieux 18 ips 1E
«Rattrapant les films d’Anger ou de Genet, LE GANT DE L’AUTRE est
ainsi le film le plus avancé de l’époque sur la voie de
la célébration d’une libre sexualité
différente (que Lionel Soukaz défend alors de son
côté de façon militante). (...) Le Gant de l’autre,
avec ses roses et ses bleus, ses doux mouvements de mains et de
caméra, est un film de la caresse.» Dominique Noguez.
La tasse 19 min,
1977, avec Gil Brazey
Super 8 Couleur Silencieux 18 ips 1E
Un travesti sexagénaire dans sa chambre, confronté
à ses fantasmes et à sa solitude. Le suicide en 1977 de
l’artiste Pierre Molinier a provoqué ce film LA TASSE.
C’était ma façon de lui rendre hommage avec mes Masques
diurnes et nocturnes.
Angle 10 min, 1978,
avec Téo Hernandez et Gaël Badaud
Super 8 Noir et blanc Silencieux 24 ips 1E
«ANGLE, avec ses brefs plans noir et blanc, presque toujours en
plongée et en oblique, de corps ou de partie de corps nus, est
un film de la brisure. Des ponctuations d’amorce noire morcellent la
continuité filmique, isolant des sortes d’instantanés ou
de brefs mouvements furtifs: roulement du corps sur lui—même,
heurt contre l’autre ou chute (ces chutes terribles, à pic comme
un évanouissement, comme celle du héros du Chien andalou,
dont la main en tombant effleure un moment le dos nu d’une belle
insensible et qui est, me semble—t—il, la plus saisissante
représentation qu’on puisse donner du lien de la passion
amoureuse et de la mort). Souvent, ces mouvements sont
répétés et les acteurs semblent alors les
descendants des bonshommes de Muybridge égarés dans une
pièce blanche. A la fin — c’est le plus long plan du film — dans
un angle de la pièce, un des deux acteurs reste accroupi, se
cachant les yeux dans les mains. Puis l’angle réapparaît,
vide.» Dominique Noguez.
Gestuel 20 min,
1978 avec Gaël Badaud
Super 8 Couleur Sonore Magnetique 18 ips 1E
«Ce film est le plus «plastique”, le plus
«actionniste» de Nedjar: c’est son In contextus ou son
Double Labyrinthe. Sauf qu’ici — un seul acteur filmé en gros
plan ou en plan américain sur fond noir — ce serait plus
«Simple Labyrinthe.» Sauf qu’ici, en outre, le
lièvre bondit, invente: souvenir de Brakhage ou désir
très personnel de libérer plus d’énergie, Nedjar
fait «gigoter» sa caméra, comme du Mekas et, avec
Gaël Badaud déroulant une bande velpeau, manipulant un
filet vert ou un miroir, portant un masque à gaz ou se couvrant
la tête d’un tricot de peau rouge comme d’une cagoule sanglante,
il inaugure une recherche de calligraphies lumineuses tressautantes que
va bientôt partager avec brio Téo Hernandez. Autre
innovation: le son. Avec des sons concrets de la vie urbaine, en
particulier des bruits de jeux électroniques, Nedjar
confectionne une bande sonore abstraite, coupée de silence
correspondant parfois aux moments de noir qui ponctuent le film.»
Dominique Noguez.
Hors-jeu 17 min,
1979, avec Pascal Martin
Beta SP Couleur Sonore Son 25 ips 1E
Comme ce titre l’indique la règle du jeu est aléatoire.
Le protagoniste nous convie à un jeu rythmé aux
palpitations des parasites radio et des images brisées.
Ailes 15 min, 1979,
avec Leïla Colin
Beta SP Couleur Sonore Son 25 ips 1E
Ailes blanches, Elle rouge, Ailes crient, Elle chante, Ailes volent,
Elle gémit, Ailes s’élèvent, Elle se cache, Ailes
se meuvent, Elle m’enseigne.
Leila, nom de nuit, exhume mes souvenirs d’enfance et m’introduit au
merveilleux.
Ombres-Ailes 48
min, 1980, avec Pascal Martin
Beta SP Couleur Sonore Son 25 ips 1E
Un «hors-jeu» nocturne. Pascal Martin et le baigneur
celluloïde nous convoquent à un étrange rite magique
qui renvoie à ces jeux ambigüs de l’enfance.
Monsieur Loulou 26
min, 1980
Beta SP Couleur Sonore Son 25 ips 1E
(Monsieur Loulou - Avraham Rozenfeld - né le 27 avril 1894
à Ol Kulz, Pologne - décédé le 12 octobre
1984 en
France)
J’ai fait ce film pour avoir un témoignage de tous ces
immigrés juifs d’Europe de l’Est qui ont fondé le
marché aux Puces (le Malik) pendant l’entre-deux-guerres, et
rendre un hommage à ma grand-mère, celle que je n’ai pas
filmée.
Capitale-paysage 71
min, 1982-1983
16 mm Couleur Sonore Optique 18 ips 1E
«Dans cet hymne tourbillonnant et bigarré à Paris,
sorte de nouvelle Symphonie - mais jazzée - d’une grande ville,
se retrouvent l’attention presque ethnologique aux autres
(présente de façon touchante par des bribes de
conversations), le travail du son concret (mais ici limité
à quelques répétitions en boucle ; pour le reste,
les bruits de jeux électroniques, de klaxons de la
Saint—Sylvestre où les paroles sont données dans leur
intense clarté), les ponctuations de noir, le sens des corps
(dans quelques gros plans), y compris, comme dans Diaph limite, celui
des statues, les ombres s’allongeant sur les trottoirs, comme dans
Ailes, les oiseaux (ici des pigeons) et, bien sûr, le goût
des dérives dans la ville d’Ailes ou d’Hors jeu, ici
amplifiées et orchestrées. En à peine un peu plus
d’une heure, condensant près d’un an de filmage dans Paris, on a
l’impression d’une unique journée de soleil (et de quelques
minutes de nuit), d’un kaléidoscope continu dans la ville la
plus diverse du monde. La nouveauté est l’attention au
détail, qui nous vaut, au beau milieu d’une série de
balayages, de chavirements, de calligraphies à la Mathieu, de
véritables petits tableaux à la Gnoli: une chaussure de
femme, un bouton de chandail, ou des natures mortes (si vivantes): une
tasse de café, une fleur, un pain, ou l’œil de verre d’un
écorché de pharmacie, ou encore, à la façon
cubiste, des éléments graphiques: telle ou telle des
mille et une prescriptions qui peuplent les rues. Ce film prend ainsi
place au premier rang de tous ceux (…) qui célèbrent
aujourd’hui la capitale. Tissant ensemble tant
«d’énergies”, faisant communiquer les
éléments disparates, il est la plus complète, la
plus belle des œuvres filmiques de Michel Nedjar, je veux dire: la plus
belle de ses poupées de lumière.» Dominique Noguez.
Diaph. Limite 1,2 posture
d’exil 10 min, 1983
Super 8 Couleur Silencieux 18 ips 1E
«Dans deux films de 1983, Signaux lumineux pour un ballet nuptial
et DIAPH LIMITE 1,2 POSTURE D’EXIL, de lents glissements du diaphragme,
de la sous-exposition à la surexposition, noient dans la
blancheur ou dans l’obscurité des fragments de réel
à peine entrevus —— d’un réél minimal
réduit à une seule cible, ici une statue d’un homme se
masquant les yeux, là un cygne.» Dominique Noguez.
Plus Venise 10 min,
1990, avec Pascal Martin
Beta SP Couleur Sonore Son 25 ips 1E
Comme le veut la tradition, Venise est pour les amoureux…
Bouche d’œil «
VoodooVideo » 46 min, 2001
Mini-DV Couleur/N&B Sonore Son 25 ips 1E
Bouche d'œil a été inspiré, provoqué par la
machine à garder les voix, "le répondeur
téléphonique".
1°/ La Bouche
Au début du mois de janvier 2001, parmi tous les messages
chaleureux de bons vœux, un message peu ordinaire retint mon attention…
Par sa tonalité, sa fragilité, lointain, outre-tombe…
2°/ L'œil
Alors, l'idée me vint de filmer, capturer cette voix, ces voix,
ces messages.
Pendant tout le mois de janvier 2001, je fus attentif à mes
messages.
Une intuition me vint : superposer, activer, incorporer certaines
images, objets et amis qui ritualisaient mon quotidien.
Grâce à la petite caméra numérique - magique
je pouvais filmer in situ le plus intime de cette expérience,
moments intenses que je ressentis comme magiques, voodoo.
Black Room
Révélée17 min, 2003
Mini-DV N&B teinté Sonore Son 25 ips 1E
Film du jouir,
hommage à GAUGUIN.
S.N.S. - mode d’emploi, page 30 :
La fonction Super Night Shot permet de filmer un sujet dans
L’OBSCURITÉ. Par exemple, en utilisant cette FONCTION, vous
pouvez filmer la vie d’animaux nocturnes de manière
SATISFAISANTE.
La vie d’animaux nocturnes dans l’obscurité … Voilà.
Voici ce qui m’a mis la puce à l’oreille ou plutôt la puce
à l’œil … Dans l’obscurité presque absolue, je filme ce
que je ne vois pas, je suis guidé et, porté parce que
j’entends …
JE FILME – JE VOLE – JE JOUIS …
Michel Nedjar
23 nov. 2003
|
 |
|
 |
poupées
pourim mahj
paris 2005 ©
michel nedjar
|



atelier darius 2003
© michel nedjar
|
|
|